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Footballeurs & réseaux sociaux : ce qui a changé depuis la Coupe du Monde 2014

Si les effectifs des équipes nationales ont connu des changements depuis la dernière Coupe du Monde en 2014, il en est de même pour les réseaux sociaux. 4 années représentant une éternité dans le milieu du web, les footballeurs se sont adaptés à ses évolutions.

Instagram, plébiscité par les footballeurs

L’utilisation des réseaux sociaux était déjà amplement démocratisée en juin 2014. 8 ans après la création de Twitter et le lancement de Facebook auprès de tous les internautes, la Coupe du Monde de Football au Brésil devenait l’événement le plus commenté en ligne.

Si Facebook demeure le réseau social le plus démocratisé avec plus de 2 milliards d’utilisateurs mensuels actifs, Instagram semble être actuellement davantage dynamique. En 4 ans, l’application de partage de photos et de vidéos a multiplié son nombre d’utilisateurs par 4, approchant désormais le milliard de comptes actifs.

Ce réseau social est ainsi devenu le favori des footballeurs. Parmi les 23 joueurs français sélectionnés par Didier Deschamps pour disputer la Coupe du Monde en Russie, 20 comptabilisent le plus d’abonnés sur Instagram (Facebook pour Steven Nzonzi, Twitter pour Florian Thauvin, et Olivier Giroud n’a pas de compte Instagram).

Certains membres de l’effectif délaissent même les autres réseaux sociaux traditionnels au profit d’Instagram. Presnel Kimpembe par exemple compte 10 fois plus d’abonnés sur ce réseau social par rapport à ses comptes Facebook ou Twitter. Hugo Lloris – qui s’est récemment lancé sur les réseaux sociaux – a uniquement créé un compte Instagram.

Finally on Instagram ! @spursofficial @fff

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L’innovation majeure : les stories

La démocratisation de l’utilisation d’Instagram par les sportifs de haut-niveau s’est accélérée avec l’apparition des stories. Lancée en 2016, cette fonctionnalité – déjà présente chez Snapchat – a permis de dynamiser les comptes des utilisateurs en offrant de nouvelles possibilités de création de contenus.

Avec les stories, il est plus facile pour les sportifs de partager leur quotidien auprès des fans. Ce mode de publication ajoute une dimension sociale dans la relation sportifs-fans. Ces derniers se retrouvent dans les contenus partagés et sont plus enclin à suivre leurs joueurs favoris.

En 2014, la part de contenu vidéo sur les réseaux sociaux des footballeurs étaient relativement faible. En 2018, il est désormais possible de profiter sans attendre de l’ambiance des vestiaires depuis Instagram.

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Des marques de plus en plus présentes

Il y a 4 ans, les sportifs étaient déjà conscients de l’importance d’une bonne présence digitale. Cependant, le potentiel marketing de leurs comptes sociaux n’était pas encore perçu par les marques, qui se contentaient à l’époque d’opérations sponsoring traditionnelles.

Depuis ces dernières années, les réseaux sociaux des footballeurs ne cessent de prendre de la valeur. En seulement un an, la valorisation de l’ensemble des publications sponsorisées de Cristiano Ronaldo a augmenté de 432%.

La présence croissante des marques sur les publications des sportifs a conduit à la création de nouvelles fonctionnalités dédiées. Instagram a ainsi lancé en juin 2017 un format spécifique pour les publications d’influenceurs mettant en avant une marque. Depuis, les mentions « partenariat rémunéré avec … » ont fleuri sur les comptes des sportifs.


Une communication mieux contrôlée après les bad buzz

Lors des 4 dernières années, certains footballeurs se sont faits épingler pour divers dérapages en ligne. En 2014, Didier Deschamps avait déjà prévenu les joueur sélectionnés des potentiels risques liés aux réseaux sociaux, sans pour autant en interdire l’utilisation durant la compétition.

Le « bad buzz » le plus célèbre du monde du football reste celui de Serge Aurier. En roue libre lors d’un live Periscope, l’ancien joueur du Paris Saint-Germain avait égratigné certains de ses co-équipiers et surtout son entraîneur de l’époque, Laurent Blanc. S’il n’a pas été limogé par son club, d’autres footballeurs ont eu des traitements plus sévères.

Afin d’éviter les sorties de route, les sportifs font de plus en plus appel à des spécialistes en communication. En travaillant avec un Community Manager, le joueur s’offre plus de sécurité sur les réseaux sociaux en lissant sa communication, mais perd en même temps son originalité et son authenticité.


Une nouvelle génération très à l’aise avec les réseaux sociaux

La dernière différence entre 2014 et 2018 réside dans les profils des joueurs participant à la Coupe du Monde. Les sélections nationales ont rafraîchi leur effectif en appelant des joueurs qui n’avaient pas 20 ans lors de la dernière édition.

Cette nouvelle génération de joueurs – représentée en France par Kylian Mbappé, Benjamin Mendy ou encore Ousmane Dembélé – est beaucoup plus à l’aise pour prendre la parole en ligne par rapport aux joueurs les plus âgés. Ayant connu Facebook et Twitter dès leur adolescence, ces jeunes footballeurs ont naturellement adopté le langage et les codes des réseaux sociaux.

Très actifs sur Instagram, ces jeunes adultes parviennent naturellement à maintenir une activité quotidienne en ligne. Cela n’est pas forcément une tâche aisée pour un joueur de plus de 30 ans qui n’a pas grandi avec les réseaux sociaux.


P.-S. Comment valoriser ses réseaux sociaux auprès de ses sponsors + Quelles photos et bannières choisir pour ses réseaux sociaux

Crédit photo, stux

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